jeudi 11 octobre 2012

Préambule



Il serait bien malhonnête de notre part de livrer un récit de notre séjour en Ouzbékistan en omettant de mentionner à nos fidèles lecteurs la situation politique de ce pays. Néanmoins, n’étant pas spécialistes géopolitiques de la région, il serait présomptueux de juger hâtivement de la qualité de ce dernier et bien imprudent de plagier n’importe quelle source que se soit. Une rapide recherche vous aidera à vous faire votre propre idée.

Quoiqu’il en soit, et pour suivre la maxime de Saint Thomas, nous ne nous gênerons pas pour écrire et décrire nos observations / ressentiments dans les prochains posts. Avec une première liste à la Prévert faite en 2 jours de présence pour ce préambule (travail d’enfants - estimé à 15 ans - dans une usine, omniprésence de postes de contrôle militaires et policiers - un tous les 50 kms -, interdiction d’achat de téléphone portable pour les étrangers, président présent au pouvoir depuis 21 ans, obligation d’hébergement dans les hôtels d’état pour les étrangers - contrôler par la délivrance de ticket d’enregistrement chaque soir -, plus grosse coupure de monnaie locale d’un montant de 1000 soms - environ 30 centimes d’euros -, …)

lundi 8 octobre 2012

Bilan du Kirghizstan


 On a pas aimé :
-          - Que presque tout soit périmé dans les magasins
-          - Le Kumis et les triangles (chaussons à la patate, au mouton et au crachat de la cuisinière)
-          - Le choix difficile sur les menus tous en cyrillique lors que l’on a déjà le ventre en vrac
-          - Le chauffage de yourte à la bouse de vache dont la fumée s’évacue dans la yourte
-          - L’architecture ex-URSS en tout béton


On a aimé :
-        -  Que l’ami Tom, se joigne à nous pour profiter de ce magnifique pays
-         - Les paysages hallucinants rencontrés
-         - La facilité d’organisation de treks (« euh bonjour, on voudrait bien partir 4 jours marcher dans le coin, on a besoin d’un guide, de chevaux, de louer du matériel et on aimerait partir dans une ou deux heures…)
-         - La gentillesse de Kirghiz rencontrés (surtout lorsqu’ils sont sobres)
-         - Le dépaysement assuré par la langue et la calligraphie étrangère
-         - La randonnée équestre autour du lac song kol
-         - Le climat détendu, un rapport homme / femme libéré et le sentiment de sécurité ressenti dans tout le pays
-         - Le visa à 0 euros  (depuis peu)
-         - Les innombrables et délicieuses confitures maisons étalées généreusement sur du bon pain


Un etalage ordinaire (magasin compose a 50 pourcents de vodka et a 30 pourcents de sucrerie et a 20 pourcents de denrees autres)
PS : les fins observateurs apprecieront le leger floute de la photo pour rajouter un cote plus authentique a la vue d'un etalege de vodka


Sary Chelek


Pas con, le pont en contenaire, il fallait y penser


A folle allure


Le lac Sary Chelek avant la tombe de la nuit


Le lac Sary Chelek au reveil (11h30...)


Le four local a chaleur tournante, ou plutot a pains tournants



SARY CHELEK ou la cueillette des noix



Ca y est nous reprenons la route tous les 2 après avoir renvoyé Tom en France (après une soirée bien arrosée à la vodka locale pour fêter dignement l’arrivée du petit Théo – il parait que ca soigne tous les maux de ventre…c’était donc purement thérapeutique ;-) et après avoir enfin récupéré nos visas ouzbeks.

Nous mettons donc le cap sur Och ville quasi frontalière avec l’Ouzbekistan dans la vallée de Fergana. Cependant nous ne résistons pas à l’appel de faire un stop pour aller marcher vers un dernier lac de montagne qui se trouve quasiment sur la route : Sary Chelek. L’aventure pour y arriver est assez cocasse sachant que personne ne parle un mot d’anglais et que tout le monde s’entête à nous faire des longs discours en kirghi…soit ils nous prennent pour des russes, soit ils sont persuadés qu’en nous répétant plusieurs fois la phrase de plus en plus fort nous allons finir par comprendre… qui sait nous souffrons peut être d’un problème d’oreille !

Un kirghi (assez éméché par la vodka à 9h du mat) qui souhaitait apparemment nous aider à trouver un transport nous a d’ailleurs tenu la jambe 30 minutes en nous parlant de plus en plus en près et de plus en plus fort. Le pauvre semblait toutes les 2 minutes très déçu quand nous répétions en boucle « nié panié mayou » = «  on ne comprend rien ». Au bout de 30 minutes à avoir l’impression de baigner dans un aquarium de vodka nous décidons de payer plus cher et de prendre un taxi pour faire cesser ce supplice. En partant notre nouvel ami a tenu embrasser Célia et à faire un câlin à Mickael. Bref ce n’est pas le premier que nous rencontrons qui surement aidé par l’alcool devient très vite notre meilleur ami, pour l’instant toutes nos expériences sont restées assez drôles…

Revenons à nos moutons kirghizs qui puent, la région de Tashkomür / Arsanlob / Sary Chelek se trouve être le lieu de la cueillette des noix en ce mois d’octobre. A partir du poste d’entré (qui était gardé à notre passage par un gardien à l’allure et à l’haleine fort peu amicales) nous avons donc croisé moultes couples / familles / amis dans les forêts de noyers profitant de ce beau weekend d’octobre pour venir se faire une petite razia. Passé une dizaine de kms et suite à quelques détours plus ou moins souhaités, nous nous retrouvons enfin seuls, face au magnifique lac de montagne. Un superbe endroit pour y installer notre bivouac du soir et profiter d’un bon plat de pates à la sauce tomate dégueulasse (encore me direz-vous …)

Le lendemain (fort de notre expérience d’orientation de la veille) nous décidons d’effectuer une boucle pour rejoindre la sortie ; il nous faudra bien 6 heures de marche, une baignade gelée et des passages hors sentiers pour rejoindre notre point d’arrivée.

Finalement cette dernière randonnée est un peu à l’image de toutes nos sorties faites au Kirghi : des paysages à couper le souffle, un peu d’égarement, un sentiment de sollicitude et de retrouvaille avec la nature, un dialogue difficile mais toujours heureux avec les locaux et toujours sous un temps magnifique.

Désormais, nous avons rejoins la ville d’Och, où nous restons quelques heures à flâner dans l’immense bazar, déguster quelques chachliks (brochettes d’agneau) et dépenser nos derniers soms (ou plutôt milliers de soms). Demain, si le garde frontière le veut bien, nous traverserons la frontière pour l’ouzbekistan et prévoyons de rejoindre la ville de Marjilan pour visiter une usine de transformation de la soie, datant de l’époque de la route de la soie (rime riche)

lundi 1 octobre 2012

Kol-Ukok, les photos

Vas y Tom, c'est sur que ça passe par là ...


Vue du lac Kol-Ukok juste après le passage du col



Tash Rabat


Dernière étape avant le départ (temporaire) de Thomas, nous avons posé nos bagages dans le sud-est du pays (près de la frontière chinoise et du superbe col Torugart).
A 2 heures de route de Naryn, nous rejoignons un ancien caravanserail coincé dans une belle vallée encaissée. 
Autour de ce caravanserail, nous aurons l'occasion d'effectuer 3 belles randonnées à la journée (toujours sous un temps très clément) avant de nous faire rattraper par la neige nous indiquant de rentrer gentillement dans le nord du pays.

Une étape bien appréciée, faite d'une vie simple, de randonnées parmis les yaks et les aigles du coin, de discussions politiques dans la chaleur relative de l'habitation de nos hotes, de thé, de pains maison et de confiture à la fraise.


Hors propos 1 : Le retour à la civilisation (la capitale Bishkek) nous permet de retrouver rapidement un bon pot de nutela au petit dejeuné, une pizzeria à volonté pour le diner et une salle de jeu (PS3 exclusivement) pour nous remettre dans le droit chemin

Hors propos 2 : Nous sommes toujours (depuis notre arrivée au Kirghi) dans l'attente de notre demande de visa ouzbek. La réponse de la très agréable ambassade d'Ouzbekistant à Bishkek) tombera très certainement demain ...

Hors propos 3 : Nous avons pris la décision de ne pas rejoindre le Tadjikistan et de passer directement en Ouzbekistan (si le visa est accordé) via la vallée de Fergana. La situation politico-militaire dans l'est du pays (objet de nos convoitises) était un peu tendu ces derniers temps (le président est désormais persona non grata dans la région) et l'arrivée de l'hiver risque de bloquer la route.
L'idée de passer 6 mois coincé dans cette région reculée et coupé du reste du monde, n'est pas déplaisante mais nous poserai quelques soucis pour la suite de notre voyage 



Ils surveillent le caravansérail...


...ou plutôt il surveille le caravanserail!


Encore une fois on s'est fait surprendre par la neige ...


C'est de la dynamiiiiiittttttttttttteeeeeeeee!


Ca grimpe sec...


Britney spears traverse les frontières...


Un Yak pour Monique



Kol-Ukok

Profitant de notre séjour dans la belle (euphémisme) ville de Khoskor, nous sommes partis à l'assaut du lac Kol-Ukok et de son lac glacière associé (pas de nom).
2 jours de randonnée (sans guide pour nous perdre) ou l'on a pu tester avec joie la recherche de chemin parmi les pierriers et autres passages enneigés.

Le premier jour se résume en une montée de 6 heures environ par un temps magnifique pour rejoindre les berges du lac et y planter notre tente. Bien évidemment le coin est désert et nous jouissons de notre solitude
parmi les rares chevaux présents à cette altitude.

Le lendemain matin, les sardines font effet (cf. PS ci dessous) et célia décide de prolonger un peu sa grasse matinée dans la tente. Thomas et Mickael partent rejoindre le 2ème lac pour un aller retour de 3 heures.
La re-descente nous prendre un peu plus de temps que prévu et la neige s'invitera même sur les derniers kms.


PS : on a en marre des supérettes qui ne proposent que des denrées périmées : on a du faire au moins 5 magasins avant d'en trouver un potable. Célia a désormais une dent contre les sardines en boite périmés de plus de 6 mois.

PS 2 : A notre retour en ville, on décide de se faire nous même la cuisine, mais il faut bien reconnaitre qu'avec une seule casserole et un réchaud, il est assez difficile de cuisine des petits plats en sauce (utilisation de sacs poubelles comme récipients, ...)