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dimanche 9 septembre 2012

Bilan de 3 petits mois en Afrique



Cette première découverte de l’Afrique n’a sans doute rien à voir avec l’expérience de certains volontaires, expats ou encore voyageurs moins itinérants qui ont décidé de séjourner plus longtemps dans un petit village Africain. Même si cette expérience me manque un peu avant de me lancer dans la prochaine étape du voyage j’ai quand même l’impression que nous avons saisi, participé et subi le pouls de ces 4 pays africains.
En effet, le fait d’expérimenter la vie de manière locale (prendre les minibus locaux, être entassé comme tout le monde, déjeuner des bananes sur le bord de la route, marcher avec notre sac sur le dos – d’accord on aurait du l’avoir sur la tête-, dormir en tente et voir des têtes ahuri de nous voir gonfler nos matelas tous les soirs, chercher des points d’eau pour remplir nos gourdes, faire notre lessive dans des petites bassines et frotter encore et encore – et encore on n’avait pas besoin de faire ca dans la rivière-, avoir un budget un peu serré dans quelques pays – même si notre budget reste très largement supérieur à celui des locaux, etc.) nous donne l’impression de nous rendre plus accessible et de faciliter au maximum les échanges avec des gens qui ne semblent pas toujours à l’aise à l’idée de cohabiter avec des blancs. J’ai aimé cette façon de voyager que j’expérimentais aussi un peu.  J’ai aimé cette possibilité de se perdre dans des villages qui ne voient des étrangers que 1 ou 2 fois par mois, j’ai aimé l’authenticité des enfants qui criaient faisaient demi-tour ou pleuraient à notre vue, j’ai aimé les gens que l’on a pu rencontrer de tout horizon et de tout pays mais qui partageaient le plus souvent cette soif de découverte et ce respect pour la population et les paysages que nous traversions.
La contre partie est que j’ai maintenant du mal à me retrouver dans un 4x4 chic (meme si pour nous ça reste exceptionnel) pour traverser un village où des enfants jouent au foot pied nu avec des mottes de terre ou des ballons faits de sacs plastique mis en boule. Je trouve ca déplacé et encore plus quand nous étions dans un 4x4 fait pour les safaris mais bon ca aurait été dommage de louper les merveilles de la faune et de la flore que nous ont offert ces 4 pays !
-« En Afrique il n’y a rien à faire, rien à voir ! »  Ca y est maintenant je suis révoltée quand j’entends quelqu’un dire ca ! ;-) Nous avons passés 3 petits mois à alterner entre bord de plage et montagne, à crapahuter dans des régions splendides, à se faire tout petit pour observer cette faune et cette flore majestueuse, à prendre en pleine face la grandeur des chutes victoria, à se faire une petite frayeur lors de nos face à face avec les hippos, les éléphants ou le fameux léopard, à lézarder sous des cocotiers avec les pieds qui trempent dans une eau pleine de poissons multicolores, à pratiquer moultes activités sportives avec les locaux (randonnée, tennis, golf, rafting, snorkeling, kayak, foot, netball, …), à enrichir notre culture etc.
Bref 3 mois de découverte avec des coups de cœur, quelques coups de gueule, quelques incompréhensions et quelques regrets :
Coup de cœur :
- Les randos superbes (éprouvantes mais superbe une fois en haut ;-) comme le Mont Meru, le Nykia plateau, le Mont Mulanje, la rando au bord du lac Malawi, etc.
- Nos rencontres avec les animaux sauvages à pied ou en 4*4
- Les lieux de campings improbables (surplombant l’eau, les plaines, les forets de pins, etc.)
- Les femmes qui chantent lors des trajets en bus
- Notre court trajet au Kenya en bus scolaire avec tous les enfants qui répondaient en cœur « yes …. No… »
- Les enfants de l’orphelinat qui m’ont appris leur chanson et choré « I wash the car… »
- Le rafting sur le Zambèze même si ça aurait été encore mieux avec des bateaux remplis de potes ;-)
- Le fait de ne plus avoir à négocier, se faire emmerder par des beachs boys, pouvoir se balader tranquillement n’importe où (la journée) au Malawi et en Zambie

Coup de gueule
- CASSEZ VOUS LES MOUSTIQUES (on avait la chance d’être en saison sèche donc avec peu de moustique, mais juste le fait de devoir se tartiner d’anti-moustique tout le temps, de dormir sous moustiquaire, de faire des check moustique tous les soirs sous la tente, de prendre sa malarone tous les jours ça pèse !)
- Trajet en bus normal : tout le monde lance les sacs plastiques vides (ou pleins) et ces détritus par la fenêtre, et laisse par terre sous ses pieds (enfin plutôt sous le siège du voisin) tout ce qu’il n’a plus envie de manger (os de poulet, mais, jus, gâteau, etc.)
- Toujours voir les femmes et les enfants porter des choses 3 fois plus lourdes qu’eux pendant que pas mal de mecs se la collent à la bière locale
- Le fait que le s’il vous plait et surtout le MERCI n’existe pas vraiment. Ca semble normal que tout le monde aide tout le monde même si finalement  ca ne semble pas toujours être le cas tout le temps (personne ne va aider une mamie qui doit sortir ses 3 sacs qui se trouvent sur le toit du bus, etc.)
- Le matelas de micka qui nous a pourri quelques nuits sur la fin
Quelques regrets :
- Ne pas avoir réussi à trouver des cours de danse
- Ne pas être resté assez longtemps à un même endroit pour commencer à être intégré à la vie locale
- Ne pas être resté plus longtemps au Mont Mulanje
- Ne pas comprendre la langue locale pour suivre leur conversation (et surtout quand on entendait Mzungu dans la phrase ;-)
- Ne pas avoir fait ce voyage 100 ans plus tôt
Ce qui nous manque :
- Pouvoir se faire de la cuisine soi même
- Avoir quelques films sur notre ordi même si pour l’instant nous nous en sortons très bien avec la coinche et le free cell
- Ne pas être en France pour fêter les bonnes nouvelles avec vous (annonce de mariage, naissance, anniv, etc.)
- Un lit confortable
- La famille et la compagnie des gens qu’on aime
- Une tapette à baffes (pour Mika « pour les tr..s de ba.le qu’on rencontre »)
- Du frais (pour Mika aussi ;-) mais ça on devrait y avoir droit dans quelques jours !

Aller notre Bilan s’achève comme cette partie du voyage !
Maintenant il nous reste 6h de bus pour rejoindre la capitale, puis 2 jours d’avions pour faire Lusaka – Nairobi – Istanbul – Bishkek !
A très vite pour de nouvelles aventures avec l’ami Tom si l’on se trouve sur cette fameuse place centrale 
Nous

samedi 11 août 2012

Zanzibar en photos

merci charles, on a pu prendre des photos sous l'eau

  
et merci foufou également pour la meme raison :)


28 ans !


on a eu quelques couchés de soleil pour travailler notre prise de photos 


avec un bateau traditionnel de zanzib


on dirait du boulot, ça sent le boulot mais ç'en est pas !


Bilan de la Tanzanie



La Tanzanie est touristiquement parlant et en comparaison avec le Kenya beaucoup plus concentrée. 3 points d’intérêt majeur rythme la vie du tourisme de base :
- Les grands parcs à zanimo du nord ouest
- La région du nord autour de la ville d’arusha (Kili, Mont Meru, Ngorongoro)
- Et finalement Zanzibar, qui, minute culturelle est plus une province autonome qu’une partie de la Tanzanie
Par ailleurs la Tanzanie semble bien moins dotée que le Kenya. Historiquemenet et culturellement les colons britanniques se sont principalement intéressés au Kenya, naturellement il n’y a que 4 à 5% du territoire qui constitue des terres arables rendant l’alimentation plus difficile (exception faite de la cote est bordant l’océan indien). De plus on a l’impression que les tanzaniens ont déjà bien tirés sur la corde touristique (la plupart des ressousrces touristiques sont déjà exploitées, l’entrée des parcs est déjà tres cher, 35% du pays constitue des espaces protégés). Finalement la Tanzanie nous laisse un peu un sentiment délicat ou les marges de manœuvre de développement nous semblent bien limités.

Ce qu’on a bien aimé
- Les paysages encore plus variés qu’au Kenya
- La première grosse ascension du voyage et le record battu pour Célia
- Les gens rencontrés (la plupart, cf. ce qu’on a moins bien aimé)
- La ville d’Arusha, attachante à visiter et un bon point de départ pour plusieurs excursions
- Le mélange d’influence indienne, arabe et africaine
- Les champs de thé du sud de la Tanzanie qui auraient surement mérité plus d’attention de notre part
Ce qu’on a moins bien aimé
- L’en…lé de tanzanien qui nous a escroquer au moins la faramineuse somme de 5 euros (« si si vas y mon ami monte dans ce bus, il va t’emmener prendre un autre bus qui d’emmènera au bon endroit … » 5 bus plus tard et après 15 intermédiaires, on était définitivement pas au bon endroit…)
- Le manque cruel de terre arable (moins de 5% du territoire) qui n’aidera définitivement pas le pays à se développer rapidement
- Le tourisme qui est davantage tourné vers le tourisme de luxe
- Une absence toujours cruelle de manque de marque de politesse merci et s’il vous plait
- Une partie de volley ou l’important ce n’était pas de participer

Periple pour quitter la Tanzanie



4h40 – le reveil sonne dans une petite chambre du YWCA de Dar es Salam
5h – On a tout empacté il nous faut un taxi pour rejoindre la gare de bus. La ville est encore endormie tout comme le chauffeur de taxi que l’on doit sortir de son sommeil pour lui demander de nous emmener. Pas trop de marge de négociation on accepte le prix un peu indécent de 15000TSh. A mince il est à plat, l’heure tourne et nos chance de trouver un bus pour Mbeya (ville proche de la frontiere avec le Malawi) diminue. Mika commence à installer le krick, juste le temps de bien de salir les mains et un autre taxi passe dans cette rue deserte. Nous roulons 15 minutes sans quasi trouver ame qui vive a part quelques chevres et poules sur le bord du chemin, les coqs commencent à chantonner.
5h30 – arrivée à la gare de bus. LE CHOC ! Ca grouille de monde, de taxi, de bus… Les rabatteurs crient les destinations dans tous les sens dans un brouhaha indescriptible. Les marchands déhambulent avec leur panier garni de sodas, de bouteiilles d’eau mal fermées, de gateau, de mais grillé, de cachuetes, d’œufs durs, de brochettes de viande avec leur barbecue portatif, etc… Les gens se retrouvent coincés entre les bus peu soucieux de savoir le nombre de personnes qu’ils peuvent écraser (la plupart n’ont d’ailleur pas de retro…)
Bon bah c’est parti, il nous en faut un en pas trop mauvais état. On en trouve un, on paye et la ils veulent nous faire monter dans un autre car le premier était soit disant plein. On s’en fou on montera quand meme dans celui qu’on a décidé de prendre, le bus démarre, on monte a bord et au final  ca gène personne.
6h15 – a bord du bus ou mettre nod gros sac ? Au milieu des allées ou s’entassent déjà les gens, poubelles et autres affaires. C’est parti pour 8h de trajet avec les jambes sur les affaires de tout le monde.
De temps en temps le bus s’arrete. Tout le monde sort en courant pour pisser au bord de la route puis le bus redémarre sans trop savoir si tout le monde est à bord.
Nos voisins de voyage (nous sommes à l’arrière du bus comme des cancres et même pas à coté) s’avère être un couple du Rwanda d’une quarantaine d’année qui faisait le trajet Kigali (Rwanda) Lusaka (Zambie) soit 4 jours de bus. Petite faute de parcours lorsque nous leur proposons de partager des gateaux en plein ramadan qu’ils accepteront tout de meme avec plaisir. Pendant que Mika parle politique et religion avec l’homme, j’essaye d’entammer la discussion avec la femme. Elle ne comprend pas l’anglais, et je ne comprend pas le Rwandais, nous nous regardons alors en souriant betement et nous faisait toutes les deux semblant d’écouter la conversation de nos cher et tendre. Nous nous échangerons donc des gateaux et autres fruit sur tout le chemin avec un courir géné en coin. Finalement si de temps en temps j’ai l’impression d’avoir moins de relations avec les gens qui se tournent directement vers l’homme, c’est aussi surement en partie du au fait que peu de femmes parlent anglais.
14h, 15h, 16h, 17h – On n’est toujours pas arrivé et personne ne demande rien à personne.
18h, 19h – merde il fait nuit et on est tojours en bus
19h15 – le bus s’arrete. Le chauffeur descend suivi de 4 personnes sans rien dire. On les voit s’attabler à une terrasse pour boire ou manger. Aucun passager ne fait de réflexion même après 5h de retard. Certains aventuriers s’aventurent hors du bus pour s’acheter 2 : 3 sucreries. Le chauffeur se leve de table vite tout le monde rentre en courant. (On ne sait pas si les gens sont plus tolerants pendant le rhamadan ou juste beaucoup plus patient ou résigné que nous qui trépignons sur notre siège à partir d’une heure de retard de retard…)
21h – Mbeya ! Ah c’est pour nous. Il n’y a rien autour, on est les deux seul à descendre. On nous pose sur le bord de la route et le bus file. Un taxi arrive, on lui demande de nous déposer à un hotel pas trop cher et pas trop loin de la gare de bus. On ne sait pas si on se comprend on verra bien.
21h30 – arrivée devant un hotel pas trop cher et juste devant la gare de bus. Parfait ! Rien à manger, pas grave on verra demain matin.
J+1 5h du mat – de la techno à fond
Mika : «  Mais c’est qui ce trou de bal ? »
Réponde : « C’est la police qui fait un meeting sur la sécurité routière , Normal !!
J+1 – 8h Mika nous dégotte un bus pour le Malawi.
Le vendeur nous dit : « prenez un premier bus qui vous amène a la frontiere, vousla traversez à pied, et vous prenez un autrebus de l’autre coté, voila vos tickets »
On fait confiance : on s’est fait pigeonné.
Apres un dala dala (bus local pour ceux qui ne suivent pas ;-), 2 dala dala, 3 dala dala on arrive a la frontière. On descend et on marche 10 minutes dans la meme direction que tout le monde. Bien sur on est les seuls Mzungus. On passe la frontiere de la Tanzanie ou le mec nous met juste un coup de tampon, on marche encore 5 minutes, on tombe sur un petit local qui semble etre la frontiere du coté malawien. Il est écrit dedans que les européens doivent payer 100€ alors que l’on pensait que c’était gratuiot, on nous demande rien, un coup de tampon et on ressort du du perdu perdu au milieu de nulle part : Ca y est on est au Malawi sans un centime local et sans bus. Bien sur la companie de bus n’existe pas. Mika ne décolère pas de s’etre fait avoir et repetera a peu pres 50 fois Fucking, fucked, fuck en 2h.
On négocie un taxi plein de mama africaines qui parlent fort, TRES FORT, pour rejoindre Karonga notre premier stop au Malawi. On trouve un camping au bord du lac pour 3 dollards. Ce soir on va meme se payer le luxe de se faire des saucisses dégeu au berbecue avec une salade de mais tomate sans sel et sans sauce mais ca fait quand meme super plaisir après plus de 24h de trajet.

Zanzibar



L’île de Zanzibar est surprenante de par ses couleurs éclatantes (le bleu azur de ses plages, le vert intense de ses bananiers, le rouge orangé de ses paniers de litchees, etc.), ses odeurs envoutantes de noix de coco, de jasmin, de poisson grillé (ou ses odeurs de poubelles), ses bruits qui n’arrêtent jamais ou à peine durant la nuit (l’appel de la prière surgie des mosquées laissant place à la folie des  mariages à l’église accompagné d’une fanfare, les enfants qui crient hurlent chantent à tue tête, etc), les voiles colorées de toutes ces femmes  et même jeunes filles qui volent au vent (en passant du orange le plus criant au noir et blanc le plus discret), ses poissons étranges qui vous autorise une balade sous marine à leurs cotés, ainsi que tous ces beachs boys qui sillonent les plages au gré des marées à la recherche de mzungu prêt à dépenser quelques euros dans leurs filets…
Voila comment nous avons vécu notre voyage sur cette île :
- On a prit des petits dej au bord de la plage
- On a prit des déjeunés au bord de la plage
- On a prit des diners au bord de la plage
- On s’est baigné dans une très claire eau turquoise
- On a fait du snorkeling autour de l’ile de Nmenba ou l’on a pu prendre des photos sous marine grâce a charles et foufou
- On a mangé du poisson dégueux et de la pizza pas cuite
- On a fumé des chichas les pieds dans le sable à siroter des boissons fraiches
- On s’est fait réveiller par l’appel a la prière du matin avec notre fenêtre cassée qui donne juste sur le haut parleur qui rameute les fidèles sur les 25 kms alentours (du bon matériel, pas très net ni juste mais de la bonne puissance)
- On a fait attention a pas trop déranger les coutumes locales en plein ramadan
- On a vu des couples mixtes (2 couleurs de peau bien distinctes) avec des différences d’âges un peu douteuses
- On a testé 3 endroits différents sur l’ile
- On a joué au beach-soccer, au beach-volley, au beach-bronzette, …
- On a proposé de vendre de la drogue à Célia pour la première fois de sa vie
- On a vomit sur le bateau retour (oui juste en 2h ;-(

jeudi 26 juillet 2012

Une soirée classique

Le soleil se couche vers 18h30... 
Il vaut vite se doucher pour se badigeonner d'antimoustique..
Bon bah vers 19h on est prêt pour aller manger.
20h on rentre, on ne peut pas vraiment sortir et pas grand chose à faire dans les petits villages, on a oublié de prendre des films sur la clé usb, on a deja trié les photos et bouquiné...
Bon bah une petite dame de pique!

Ceux qui battent notre record mériteront tout notre respect ;-)


Photos d mont Meru

Un gros arbre ;-)


Nous aussi on a eu un temps pourri ...

Un sac sur le dos, un sac sur la tete... on a fait plus léger ;-)



celia est contente ! 

lever de soleil sur le kili



en haut du mont meru avec le kili sur la gauche


et hop un lever de soleil

une mer de nuage... 



chouette panorama pendant la descente avec un cratere sur votre gauche


quelques minutes en haut, il fait jour, on va entamer la descente

La famille américaine avec qui on a sympathisé en haut du petit meru


lundi 23 juillet 2012

Le petit et le grand Meru



La population touristique du nord de la Tanzanie se divise en 3 : les riches (qui peuvent se payer l’ascension du Kilimandjaro – 7/8 jours, une dizaine de porteurs / guides / cuisiner et plus de 1000 euros) les pauvres (qui négocient à mord 3 jours d’ascension du Meru) et les fainéants : nous, on fait partie de la 2ème catégorie !
Jour 1 : 1500m à 2500m
On s'est levé à 6h30 pour partir a 7h30... arrivé vers 9h à l'entrée du parc et la on attend sans savoir qui et savoir quoi... 9h30, 10h, 10h30,.. on commence à jouer à la pétanque avec des cailloux, 11h, Célia gagne, 11h30, 12h.... Allez Allez vite il faut y aller!!! la blague...

Il pleut ! enfin une petite bruine et des nuages de partout qui gâche la vue. 3 personnes nous accompagnent (2 porteurs et 1 cuisto). On trouve que ça fait un peu bcp de monde juste pour nous 2 sachant que l’on porte nous même toutes nos affaires sauf la bouffe mais on sera vite rassurer par les autres groupes (record à 7 porteurs pour 2 personnes !).
6 heures de marche douce dans la foret brumeuse (très jolie on se sera cru dans Indiana Jones) pour arriver au premier refuge (cf photo ou on voit rien dans les nuages)

Jour 2 : 2500m à 3830m à 3500m
Le guide (enfin le seul des 3 qui parle anglais) nous propose de se lever à 6h du mat pour prendre le petit déjeuner à 7h30 ; se à quoi on lui répondra « Fume Jean Teddy, nous on se réveille à 7h20. 4 heures de marche qui nous permette de passer au dessus des nuages et de rejoindre le camp 2 à 3500m. Un autre sommet (le petit meru) étant tout juste à côté, nous profitons de l’après midi pour monter à 3820m et admirer le kilimandjaro.

Jour 3 : 3500m à 4568m
Courte nuit puisque nos voisins de chambre (plus bruyant que les hippos du lac baringo, pour ceux qui suivent…) se réveille à 23h30. Nous nous levons à 00h30 pour prendre un petit thé et débuter l’ascension finale. Au bout de 300m notre guide/ ranger se sent mal, vomit puis décide de retourner se coucher (on apprendra plus tard qu’en fait il fait souvent ça par fainéantise). Les 5 heures de randonnées suivantes dans la nuit se passent relativement bien (pas trop froid) et sur les coups de 6h15 nous ne sommes plus qu’à 30 minutes (150 m de dénivelé) du sommet. Les 30 dernières minutes ne sont que du pur bonheur, le soleil se levant tout juste à gauche du Kilimandjaro sur une mer de nuage, la vue est superbe. On atteint le sommet aux environs de 6h45 (fiers et contents comme tout). La redescente sera un peu (euphémisme de l’année) plus dur : le genou de célia lui fait un peu mal (euphémisme du siècle) et il faut tout redescendre jusqu’en bas (soit 3000m plus bas) : eh ben oui puisqu’on a choisi de faire ça en 3 jours et que l’agence n’y connaissait rien …
Finalement ça nous fait une bonne journée à 13h de marche cumulés qui se termine à 17h par les chaleureuses félicitations du guide/ranger (celui qui à passer une bonne nuit au chaud) : tr.. du .ul !


PS et remarque en tous genres :
1.        Célia : Youuuuuuuuuhouuuuuuuuuuuuu … putain trop de la balle, j’suis arrivé en haut !!!!!! même pas essoufflée   !!!!!! à quand le prochain ? Bref je sais que ca va en faire rire beaucoup mais c’était un vrai challenge d’arriver la haut et surtout une grande première… Objectif tout faire pour ne pas avoir mal à la tête…Merci Micka de m’avoir briefé (j’ai bu de l’eau tout le temps – NB : pas facile de s’éclipser pour pisser sur les crêtes d’une montagne et surtout un gros Twix m’attendait à l’arrivée). Bref que du bonheur…sauf le lendemain !!! On a mal partout partout partout ! (trop crevés des 13h de marche sans avoir dormi on a oublié de s’étirer..)
2.        Nos 3 accompagnateurs étaient vraiment des grosses tâches : en fait ils ne portaient pas grand choses (on a meme appris sur la fin qu’ils avaient fait appel à 2 porteurs supplémentaires), ne connaissaient pas la montagne (ni celle la ni dans l’absolu), donnait des conseils dangereux (« ca va madame, tu te sens bien ? » «  non pas trop » « tu as mal à la tete ? » « oui » « tu as vomi ? » « oui » « mais vas y continue c’est vraiment plus très loin maintenant ») et étaient bien inutiles (on a même du leur donner de l’eau qu’on portait nous, parce qu’ils n’avaient rien pris).
3.       On a fait la rencontre d’une famille d’américains très sympas avec qui on a pu cracher sur les guides/porteurs pendant 3 jours
4.       On a fait l’achat de l’année, avec un paquet de biscuit à 25 centimes qui a bien servi au reste du groupe pendant l’ascension finale (sachant qu’aucun guide n’avait prévu de nourriture pour leurs clients).
5.       Conseil malin antidaté : ne plus prévoir après une nuit blanche et 13h d’effort physique, de prendre un bus à 5h du matin pour espérer se reposer durant les 11h de trajet recroquevillé dans le siège trop petit d’un bus pourri !

Ngorongoro


Même si nous sortons de 3 jours dans un des plus beau parc du Kenya (Masai Mara) nous avons du mal a résister a l’appel du Ngorongoro en Tanzanie.

Dans ce cratère d’un ancien Volcan, plus grand que Paris intramuros (20km de long sur 16 km de large) nous avons ainsi pu admirer dans un décor somptueux 2 rhinocéros noirs dégustant paisiblement de l’herbe. Ces animaux étant en voix de disparition (promis Jessou on n’en mangera pas ;-) des rangers du parc tirent a vue sur tout ce qui s’en approche d’un peu trop près… autant vous dirent que les rhinos ne prêtaient pas attentions aux 6 lions femelles à quelques mètres de là.
Bref encore un bon moment que nous avons partage avec un américain (qui avait prévu 3 packs de bière de 24 pour ses 10 jours de Safari) et 2 danoises grandes et blondes (pas si sexy que vous l’imaginez – ndlr masculine) qui nous racontaient qu’elles se baignaient dans la glace l’hiver… On commence a comprendre comment se construisent les clichés sur les pays… Pour essayer de les combattre nous avons pris notre douche (eau chaude!!!!) tous les jours ;-)
PS : minute culturelle, des traces d’être humain vivant dans le cratère ont été repérés il y a environ 4 millions d’années
A bientot

Un hippo fait la sieste comme une mer...


Pas le choix pour le Ngorongoro on est oblige de prendre un gros 4x4 de luxe s'il vous plait...ca nous change des matatu (dala dala en tanzanie)...mais ne nous habituons pas trop :-)


sans commentaire...

Calimero fait la connaissance des éléphants tanzaniens a quelques metres de nous 


Les babouins du coin sont assez agressifs et se jetent sur la moindre fenetre entrouverte pour aller voler de la bouffe... on s'est fait voler 3 bananes...


Un petit apercu de l'interieur du cratere

enfin les rhinos... (euh le rhino)


Payes ton xxxx le zebre!!!


Notre premier cours de danse…



Au détour d’une balade dans la ville de Mto Wa Mbu (la rivière aux moustiques – très vendeur comme nom) nous tombons sur une vingtaine d’écoliers entre 4 et 12 ans qui commencent à discuter avec nous. Au bout de 10 minutes et alors qu’un petit était en train de tripoter les cheveux et les oreilles de Mika ils nous demandent pourquoi nous sommes blanc s et pourquoi ils sont noirs. Ne sachant pas trop quoi répondre ils nous expliquent :
« Si vous êtes blanc c’est parce que la où vous vivez il n’y a pas de soleil »…on a quand même essayé de leur dire qu’on en avait un petit mais nous n’avons pas insisté…
Quelques minutes plus tard ils décident de nous chanter leur chanson d’école et bien entendu je (Célia) demande la chorée associée… et c’est partie :
« Hey sister…lalalalala…and I wash the car wash the car (il faut faire un cercle avec votre main comme si vous laviez une voiture) and I check my body check my body (et la vous secouez les fesses de droites à gauche) » et ça recommence…
Grand moment de danse (sans rire je les ai beaucoup aimé faire ca tous ensemble filles et garcons sans se poser de questions)… je pense réutiliser la chorée pour un prochain spectacle…les filles et Charles soyez prêts J

samedi 5 mai 2012

Itinéraire prévu pour la Tanzanie


Nous avons prévu de traverser la frontière aux alentours du 13 juillet 2012 en passant par Namanga (Kenya) pour rejoindre la ville d'Arusha (Tanzanie).

  • Etape 1 : Balade autour du lac Natron et de son Volcan
  • Etape 2 : Kilimandjaro ou pas Kilimandjaro? Nous avons tranché ce sera non! Nous irons plutôt nous balader dans le parc national d'Arusha pour pouvoir faire l'ascension du Mont Meru (4500m pas grand chose pour Mika mais beaucoup pour Célia ;-) et admirer le Kili ;-)
  • Etape 3 : Direction l'ile de Zanzibar et la route des senteurs pour 3/4 jours
  • Etape 4 :  Petit tour à Dar Es Salaam pour organiser un safari de 2 jours dans la réserve de chasse de Selous, puis de 2 jours dans le parc national Mikumi... avant de nous diriger vers le Malawi...

Nous devrions quitter la Tanzanie vers le fin juillet.